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15 août 2016

Florinda et Maria Chiquiquira

A peine descendue de l'avion, et après une courte nuit à Bogota, me voilà propulsée à Ville de Leyva, ancienne ville coloniale, toute blanche de ses murs à la chaux.



L'attraction de la ville ?
Sa grande place pavée où déambulent les touristes colombiens du week-end, avec une glace à la main ou une guitare sous le bras. Ambiance familiale et détendue.





L'autre attraction, c'est le marché du dimanche.
Les paysans de ce coin montagneux du département de Boyaca (2150 mètres d'altitude) y affluent pour écouler leurs productions : patates (des centaines de variétés, je n'en ai jamais vu autant à la fois !), maïs, pois, fèves, vanneries, poteries, ponchos en laine, et surtout : des dizaines de fruits et légumes mystérieux.



C'est l'un de mes immenses plaisirs en voyage : découvrir des nouveaux ingrédients, aux aspects complètement nouveaux... Ne pas savoir s'il s'agit de fruits ou de tubercules, de salé, d'amer, d'acidulé ou de sucré... N'avoir aucune idée de la texture juteuse, fondante, cotonneuse ou farineuse qui se cache sous une peau ou une écorce... Pépins, noyau, quartiers ?

Et découvrir au fil du voyage toutes les saveurs, et toutes les recettes de cuisine qui sont associées à ces nouveautés.
Je ne m'étais pas sentie aussi ignorante depuis des années, pour la simple raison que je n'avais pas découvert de nouveau continent depuis très longtemps. On commence à peine à se repérer dans les saveurs présentes sur les marchés asiatiques, et voilà qu'on est complètement paumé sur un marché sud-américain... J'adore !





D'autres trouvailles nous interpellent :



Après plusieurs tours du marché, en compagnie de ma guide Karen qui me déchiffre tout, des tours simplement dédiés aux repérages et à l'émerveillement, je cherche enfin un modèle, pour me poser et faire corps avec la scène.
Je jette mon dévolu sur Florinda, une artisane venue vendre des vanneries et des cuillers en bois, à laquelle j'ai fait quelques emplettes. Elle a accompagné sa fille sur son stand, et pendant que celle-ci s'active, Florinda profite de l'immobilité de la pose pour prendre un peu de repos.

Elle porte le poncho en laine des paysans de la région.



Plus loin, c'est Maria Chiquiquira qui joue le jeu du portrait, qui enlève son épais poncho rouge en cours de pose. Elle minaude comme une petite fille quand les commentaires des passants se font élogieux.


En quittant Maria Chiquiquira, elle nous glisse : 
"Je vous ferai des bénédictions pour que votre voyage se passe bien. Pensez à moi et priez pour ma bonne santé, d'accord ?"


Toile réalisée en atelier.

J'y ai fait pendre des hochets-grelots, réalisés en vannerie et achetés à Florinda.

Les toiles (comme le reste de mes toiles colombiennes) sont visibles à l'Office du Tourisme de Cergy Pontoise jusqu'à la fin du mois d'août. Profitez-en avant le décrochage !

Si vous prévoyez un voyage en Colombie, et que ça vous tente de découvrir Villa de Leyva, une étape peu pratiquée, vous pouvez prendre contact avec Aventure Colombia, et demander à faire le tour avec Karen, qui est originaire du village et connaît tout le monde au marché !

11 août 2016

Jacinto

Me voilà de retour ici, après une pause de blog bien méritée. J'avais besoin de souffler après le bouclage (intense) de mon prochain livre (192 pages !). Il est actuellement chez l'imprimeur, et je devrais tenir entre mes mains les premiers exemplaires d'ici fin août !

Dans les jours à venir, je prévois une série de posts sur mes plus belles rencontres colombiennes.

Vous êtes prêts ?

On commence avec Jacinto, un pêcheur rencontré au village de la Boquilla, un village de descendants d'esclaves africains, à quelques kilomètres de la célèbre Carthagène.

Yacinto me salue dans le chemin de terre du village, et son large sourire engageant m'encourage à lui demander de poser. Il prend la pose avec fierté, et ses petits enfants à témoin de l'avancée du portrait.
Il n'arrête pas de rire, surtout quand je le préviens que son portrait va être exposé plusieurs mois en région parisienne.

Il me raconte son quotidien de pêcheur dans la mangrove toute proche (dans laquelle nous irons faire un tour en canoë) et l'évolution de son métier. Le poisson vient à manquer pour les villageois, à cause des chalutiers qui surpêchent continuellement dans la baie, sans discernement, y compris les poissons juvéniles.

Le village se reconvertit petit-à-petit dans l'écotourisme : Accueil des touristes en famille, et balades dans la mangrove.




Distribution de Polas-souvenirs pour toute la famille :
 


Juste en face de la maison de Jacinto, une fillette nous observe. Elle s'appelle Soleil (si si !)



Dans la lumière dorée du soir, balade silencieuse en canoë qui glisse dans la mangrove. Observation de la faune : crabes, hérons, aigrettes... et sensation de calme parfait. Sublime endroit. Là, le canoë avance entre les palétuviers dans le "Canal des amoureux".


Si vous prévoyez un voyage en Colombie, et que ça vous tente de découvrir La Boquilla, cette pépite de village de pêcheurs hors des sentiers battus de la très touristique Carthagène, vous pourvez prendre contact avec Aventure Colombia, et demandez à faire le tour avec Rony (La Boquilla Tours), super guide et bon vivant, au français impeccable.


 De retour dans mon (nouvel) atelier, WIP

WIP (gros plan) à 24h du vernissage de l'expo...



La toile (comme le reste de mes toiles colombiennes) est visible à l'Office du Tourisme de Cergy Pontoise jusqu'à la fin du mois d'août. Profitez-en avant le décrochage !

10 juin 2016

Rafael

Visite de Raquira, un village d'artisans céramistes et sculpteurs sur la route de retour à Bogotà.


J'y rencontre Rafael, qui s'avère être l'auteur des fresques colorées derrière lui... et de plein d'autres dans le village. Avec mon espagnol tout rouillé, dur d'échanger avec fluidité, mais Rafael et son pote Willem ne s'arrêtent heureusement pas à ça et font preuve d'une patience à toute épreuve.

On s'invite à boire des tintos, les cafés sucrés de rue, et ça parle technique de peinture. La prochaine fois que je passe à Raquira, il faut que je m'arrête dans sa famille. Je lui apprendrai le portrait réaliste en échange d'un cours de poterie, que Rafael pratique aussi.

C'est seulement mon 2ème jour en Colombie mais j'ai déjà un bon aperçu de l'amabilité des Colombiens et de leur sens de la sociabilité.




Merci à Simone pour avoir immortalisé ce joli moment !

07 juin 2016

Soutien au No Mad Festival

Quelques photos de ma visite dans un village Kogi, dans la Sierra Nevada. Un des moments forts de mon voyage en Colombie, qui devrait découler sur pas mal de toiles.

Un intense moment de partage dessiné avec des enfants super curieux.

Je me suis retrouvée propulsée par l'instituteur à la tête de la classe, pour parler de mon métier et raconter mes rencontres autour du monde. Autant vous dire que les enfants Kogis faisaient des yeux tout ronds en entendant décrit le quotidien d'un enfant éthiopien !
 




Les photos sont de Tristan Quevilly, merci à lui !









Je suis en plein travail de préparation de mon expo Colombie pour le No Mad Festival, qui se déroulera à Cergy Pontoise les 25 et 26 juin. 


La programmation du festival est disponible ici.

Pour les intéressés, j'animerai 2 ateliers carnet de voyage :
- Samedi 25 juin de 16h à 18h 
- Dimanche 26 juin de 16h à 18h.

Les ateliers auront lieu sur la terrasse de l'Office du tourisme. Ils sont réservés aux plus de 12 ans et limités à 15 personnes maximum.
Le prix par personne est de 20€. La réservation est conseillée, au 01 34 41 70 60 .

D'ailleurs, le No Mad festival a besoin d'un coup de pouce pour que (à défaut des ateliers !) l'entrée du festival, les projections et les concerts restent gratuits... et pour continuer à assurer un accueil et une programmation de qualité.

Si ça vous dit de les aider, ils ont créé un Ulule, c'est par ici. Merci d'avance, chaque contribution (même minuscule) nous aidera beaucoup à faire de ce festival un succès !

14 mai 2016

"This is cutie Omega"

ETHIOPIE - 21 décembre 2013

Pendant nos quelques jours dans la région de Gambella, nous sommes prises en charge par Nunu, mère de famille, et sa fille Omega, 11 ans, la petite dernière d’une famille aisée de 5 enfants parfaitement anglophones.

Les 2 aînées sont jumelles et ont 28 ans. Menna est infirmière, Chuna est une magnifique Miss Ethiopie, la première qui ne soit pas issue de l’ethnie majoritaire, les Amharas, mais d’une autre ethnie. Une fierté pour la région !

Photo : Eric Lafforgue

Omega n’a pas sa langue dans sa poche et veut être styliste plus tard. Pendant plusieurs jours, elle me regarde dessiner sans se lasser, comme hypnotisée. 




Le jour des adieux, j’entrevois le petit carnet que je lui avais offert, couvert de portraits directement inspirés des miens : elle se débrouille super bien ! L’émulation a fonctionné…

Omega - Aquarelle - 20x20 cm

J'ai proposé cette aquarelle pour ma sélection à l'exposition collective 111 des Arts de Toulouse, pour l'édition 2016... à suivre en novembre, si je suis encore sélectionnée !