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11 août 2016

Jacinto

Me voilà de retour ici, après une pause de blog bien méritée. J'avais besoin de souffler après le bouclage (intense) de mon prochain livre (192 pages !). Il est actuellement chez l'imprimeur, et je devrais tenir entre mes mains les premiers exemplaires d'ici fin août !

Dans les jours à venir, je prévois une série de posts sur mes plus belles rencontres colombiennes.

Vous êtes prêts ?

On commence avec Jacinto, un pêcheur rencontré au village de la Boquilla, un village de descendants d'esclaves africains, à quelques kilomètres de la célèbre Carthagène.

Yacinto me salue dans le chemin de terre du village, et son large sourire engageant m'encourage à lui demander de poser. Il prend la pose avec fierté, et ses petits enfants à témoin de l'avancée du portrait.
Il n'arrête pas de rire, surtout quand je le préviens que son portrait va être exposé plusieurs mois en région parisienne.

Il me raconte son quotidien de pêcheur dans la mangrove toute proche (dans laquelle nous irons faire un tour en canoë) et l'évolution de son métier. Le poisson vient à manquer pour les villageois, à cause des chalutiers qui surpêchent continuellement dans la baie, sans discernement, y compris les poissons juvéniles.

Le village se reconvertit petit-à-petit dans l'écotourisme : Accueil des touristes en famille, et balades dans la mangrove.




Distribution de Polas-souvenirs pour toute la famille :
 


Juste en face de la maison de Jacinto, une fillette nous observe. Elle s'appelle Soleil (si si !)



Dans la lumière dorée du soir, balade silencieuse en canoë qui glisse dans la mangrove. Observation de la faune : crabes, hérons, aigrettes... et sensation de calme parfait. Sublime endroit. Là, le canoë avance entre les palétuviers dans le "Canal des amoureux".


Si vous prévoyez un voyage en Colombie, et que ça vous tente de découvrir La Boquilla, cette pépite de village de pêcheurs hors des sentiers battus de la très touristique Carthagène, vous pourvez prendre contact avec Aventure Colombia, et demandez à faire le tour avec Rony (La Boquilla Tours), super guide et bon vivant, au français impeccable.


 De retour dans mon (nouvel) atelier, WIP

WIP (gros plan) à 24h du vernissage de l'expo...



La toile (comme le reste de mes toiles colombiennes) est visible à l'Office du Tourisme de Cergy Pontoise jusqu'à la fin du mois d'août. Profitez-en avant le décrochage !

07 juin 2016

Soutien au No Mad Festival

Quelques photos de ma visite dans un village Kogi, dans la Sierra Nevada. Un des moments forts de mon voyage en Colombie, qui devrait découler sur pas mal de toiles.

Un intense moment de partage dessiné avec des enfants super curieux.

Je me suis retrouvée propulsée par l'instituteur à la tête de la classe, pour parler de mon métier et raconter mes rencontres autour du monde. Autant vous dire que les enfants Kogis faisaient des yeux tout ronds en entendant décrit le quotidien d'un enfant éthiopien !
 




Les photos sont de Tristan Quevilly, merci à lui !









Je suis en plein travail de préparation de mon expo Colombie pour le No Mad Festival, qui se déroulera à Cergy Pontoise les 25 et 26 juin. 


La programmation du festival est disponible ici.

Pour les intéressés, j'animerai 2 ateliers carnet de voyage :
- Samedi 25 juin de 16h à 18h 
- Dimanche 26 juin de 16h à 18h.

Les ateliers auront lieu sur la terrasse de l'Office du tourisme. Ils sont réservés aux plus de 12 ans et limités à 15 personnes maximum.
Le prix par personne est de 20€. La réservation est conseillée, au 01 34 41 70 60 .

D'ailleurs, le No Mad festival a besoin d'un coup de pouce pour que (à défaut des ateliers !) l'entrée du festival, les projections et les concerts restent gratuits... et pour continuer à assurer un accueil et une programmation de qualité.

Si ça vous dit de les aider, ils ont créé un Ulule, c'est par ici. Merci d'avance, chaque contribution (même minuscule) nous aidera beaucoup à faire de ce festival un succès !

06 juin 2016

Inspirante Colombie

Voici un aperçu en photos (en attendant les dessins) du magnifique voyage en Colombie dont je reviens juste...

Il me reste un peu moins d'un mois pour travailler à l'expo Colombie qui aura lieu les 25 et 26 juin à l'Office de tourisme de Cergy Pontoise... à l'occasion du No Mad Festival... puis l'expo restera accrochée pendant 10 semaines.

Village Kogi - Sierra Nevada de Santa Marta

Bananes roses - Medellin

Dans les rues colorées de Carthagène des Indes

Dans les rues colorées de Carthagène des Indes - La photo à touristes


Dans les rues colorées de Carthagène des Indes

Dans les rues colorées de Carthagène des Indes

Région du café, dans la finca de Don Elias

Village de Salento

Dans les bars de Salento

Torres & Ospina, duo de musiciens de rue à Salento

La magnifique Vallée de Cocora

Région du café

Jeu de tejo

Rencontre dessinée avec Jacinto au village de pêcheurs de la Boquilla

Soleil, qui porte bien son nom - La Boquilla

Vue panoramique sur les hauts de Medellin

Pas loin de Santa Marta

Village d'artisans de Raquira

Villa de Leyva

Le sourire radieux de Flor Amanda au marché de Silvia

... et ce n'est qu'un infime échantillon de toute l'inspiration engrangée !

Un immense merci à l'agence Aventure Colombie de m'avoir concocté un programme aussi riche, inspirant et sans accroc.

Et un immense merci à Babel Voyages + l'Office du tourisme de Cergy Pontoise pour l'idée, le partenariat, la réalisation de ce super projet !

14 mai 2016

"This is cutie Omega"

ETHIOPIE - 21 décembre 2013

Pendant nos quelques jours dans la région de Gambella, nous sommes prises en charge par Nunu, mère de famille, et sa fille Omega, 11 ans, la petite dernière d’une famille aisée de 5 enfants parfaitement anglophones.

Les 2 aînées sont jumelles et ont 28 ans. Menna est infirmière, Chuna est une magnifique Miss Ethiopie, la première qui ne soit pas issue de l’ethnie majoritaire, les Amharas, mais d’une autre ethnie. Une fierté pour la région !

Photo : Eric Lafforgue

Omega n’a pas sa langue dans sa poche et veut être styliste plus tard. Pendant plusieurs jours, elle me regarde dessiner sans se lasser, comme hypnotisée. 




Le jour des adieux, j’entrevois le petit carnet que je lui avais offert, couvert de portraits directement inspirés des miens : elle se débrouille super bien ! L’émulation a fonctionné…

Omega - Aquarelle - 20x20 cm

J'ai proposé cette aquarelle pour ma sélection à l'exposition collective 111 des Arts de Toulouse, pour l'édition 2016... à suivre en novembre, si je suis encore sélectionnée !

31 mars 2016

Deux guerriers bien timides

Au puits chantant - KENYA - 18 juin 2014

Nous rencontrons Lpaayon et Larawan dans les conditions d’un conte : Fin de journée orangée, le soleil va bientôt se coucher. Lpaayon et Larawan amènent leur troupeau de dromadaires assoiffés au puits, dans un décor d’oasis.
Selon la tribu Rendille, les chameaux peuvent ne pas boire pendant 12-13 jours. Par contre, ils ne cachent pas leur frénésie en arrivant à l’oasis… Le ventre maigre, ils courent sur les derniers mètres, toutes pattes lancées et désynchronisées, oubliant temporairement leur démarche digne, chaloupée et altière de dromadaires, pour galoper toutes pattes lancées n’importe comment. Ils arrivent sveltes et repartent GONFLES comme des outres !


Lpaayon et Larawan sont moranes, c’est-à-dire dans une tranche d’âge où ils sont guerriers. Après la circoncision, mais avant le mariage. C’est leur rôle de protéger les troupeaux, et de tirer l’eau du puits avec les autres moranes. Ils font une chaîne qui se passe les seaux en chantant pour se donner le rythme, d’où le nom de puits chantant.

 

Larawan, comme tout morane, est coquet comme une fille. Sur le haut des oreilles, des boucles en perles qui forment 2 petites cornes. Dans le lobe étiré de l’oreille, une petite boîte de tabac à priser ! Pour tirer l’eau du puits, il a relevé ses longues nattes en chignon.

Les moranes ne sont pas censés passer du temps avec les filles. Ils ont le droit d’avoir des girlfriends, mais pas de manger en présence de filles.

Au début, ça a amusé Lpaayon et Larawan de poser pour moi, mais le regard du public improvisé les a gênés, car il y avait aussi des filles dans l'assistance, qui ont commencé à railler. Le coin est très rural et les gens ne plaisantent pas avec la tradition.

Notre guide nous explique : « You know people here, they are very coward. These morans, they are not supposed to stay with women. Thay had no rest fo long time ».