31 juillet 2015

Sur une plage à Zanzibar

Fin d'après-midi dorée sur une petite plage du sud de Zanzibar... dans le petit village de Kizimkazi.

A peine arrivés, une nuée d'enfants et d'ados se rue sur nous pour discuter et faire des selfies au téléphone.
C'est une madrasa, une école coranique en sortie de classe, venue faire un goûter sur la plage.

L'occasion est trop belle, pour qui n'a pas peur de la foule qui pousse, pour faire quelques portraits ! Attention ça bouge...


Extrait de mon carnet de voyage : Haulath, 7 ans & Abdul Mohamed Ali, 7 ans

Pendant ce temps, Eric Lafforgue fait de belles photos.



Et de retour en atelier, la jolie bouille d'Abdul Mohamed Ali reprend vie sur toile...

"Sur la plage de Kizimkazi" - Zanzibar
30x30 cm

26 juillet 2015

Chez les Datogas

L'ethnie des Datogas, en Tanzanie, est connue pour les scarifications que se font les femmes autour des yeux... en forme de lunettes !
Les incisions sont faites avec un couteau très aiguisé, et aux dires de toutes, c'est une épreuve très douloureuse. Pourtant rien d'obligatoire à cette tradition. Les femmes choisissent de le faire par coquetterie.
Pour autant, une ado à qui je demande si elle compte s'en faire faire, se dépêche de dire "surtout pas !"

Cette femme n'avait pas les scarifications les plus spectaculaires du village, mais j'aimais son regard doux et intense, alors c'est elle que j'ai choisi de dessiner.

Un beau portrait d'Eric Lafforgue

J'ai commis l'impair de lui demander son nom. Chez les Datogas, on n'appelle pas les personnes âgées par leur prénom. Dès que quelqu'un est en âge d'être parent, on l'appelle "mère de ..." ou "père de ..."

Heureusement, elle a pris ma bévue avec le sourire !

Les Datogas sont connus dans la région pour être d'excellents forgerons. D'ailleurs, nous sommes invités à visiter la forge.
Le forgeron y fabrique ces sublimes bracelets en laiton gravé, que j'ai tout de suite repérés sur les poignets des femmes Datogas.
On assiste à leur fabrication... ce sont des robinets en laiton qui sont récupérés et fondus dans un creuset, avant d'être coulés. Qui aurait cru que de vulgaires robinets fassent d'aussi beaux bijoux ?



Le forgeron est également très habile pour confectionner des pointes de flèches, de différentes formes et calibres, en fonction des animaux auxquels elles sont destinées.

L'ethnie voisine, les Hadzabe, sont des chasseurs cueilleurs apparentés au Sans (bushmen) de Namibie. Ils mènent une vraie vie ancestrale, et chassent encore toute leur viande à l'arc. Ils sont de grands consommateurs de pointes de flèches Datogas. Datogas et Hadzabe sont ainsi devenues 2 ethnies très amies, liées par le commerce de ces outils indispensables à la survie.




Impossible de quitter l'atelier du forgeron sans rapporter des bracelets... 

Depuis mes récents voyages sur le continent africain, j'ai entamé une collection de ces bracelets en laiton qui sont différents dans chaque ethnie. Ethiopie, Namibie, Kenya... Et aujourd'hui, Tanzanie ! Les Datogas semblent être les experts du pays en matière de bracelets en laiton.





Je me fais donc poser 3 nouveaux bracelets en laiton bien patiné, à la méthode locale : Ils sont refermés sur le bras, à la massette, et deviennent inamovibles si on n'est pas outillé.


Attention, Monsieur le forgeron... Tout doux, c'est mon bras du dessin !


Pour celles qui se poseraient la question : 
Non, ce n'est pas si inconfortable, c'est une question d'habitude. 
Non, ça ne gêne pas pour dessiner.
Non, je n'ai pas eu le bras cassé.
Et non, ça ne sonne pas à l'aéroport !

21 juillet 2015

Alohai, morane Maasai

Après Norkipani, c'est Alohai, guerrier morane, qui se propose pour poser pour moi.

Chez les Maasai, comme chez quelques autres ethnies de la région, morane est une tranche d'âge de la vie, entre la circoncision et le mariage. Les moranes vivent entre eux et sont astreints à certaines règles de vie. Ils sont souvent très coquets. Ils sont en charge de la défense du village contre les lions et contre les rapts de bétail.

La cérémonie de circoncision est l'occasion de faire une immense fête avec des danses et des sacrifices d'animaux. On danse de 15h à 6h. La sienne (en même temps que celles d'autres moranes de sa génération) a eu lieu récemment, et il en parle avec un souvenir douloureux !



Photos : Eric Lafforgue

17 juillet 2015

Beauté Maasai

Rencontre de la jolie Norkipani Teleku, femme Maasai de "maximum 24 ans" (Les Maasai nés dans la savane ne connaissent pas exactement leur année de naissance, car ils n'utilisent pas de calendrier), dans le village de Kiloki, à la sortie du Parc National du Serengeti.




Très belle photo d'Eric Lafforgue

Pendant le dessin, on papote. Et j'apprends plein de choses sur les coutumes Maasai...

Pour se marier à une femme, un homme Maasai doit payer à la belle famille :
- 5 vaches
- 7 chèvres
- 7 moutons
- 2 ânes...

Ca représente beaucoup de ressources pour les hommes Maasai, dont beaucoup n'ont même pas les moyens de se marier une fois.

Norkipani est pour le moment la seule épouse de son mari. Celui-ci est très locace et monopolise un peu la conversation. Je lui demande s'il trouve que Norkipani est la plus belle femme du village. Sa réponse :
"Pour les Maasai, les femmes sont toutes pareilles. On ne choisit pas, nos parents choisissent pour nous. On compte juste sur la chance pour en avoir une jolie" !

Voici le dessin que je fais d'elle sur le terrain :
Réaction de Norkipani en découvrant son dessin : "Tu m'as donné un miroir pour me voir".

Puis c'est tournée de Polaroids !


De retour en atelier, j'ai ai fait un tableau dont voici un step by step.  :-)



"Norkipani Teleku" - Ethnie Maasai - Tanzanie

La tranche du châssis est décorée d'un tissu wax déniché in extremis dans le labyrinthique marché aux tissus d'Arusha... Des milliers de tissus ont défilé à touts vitesse devant mes yeux, car nous étions pressés... (En réalité, j'en cherchais un autre)



A propos de wax... Les Tanzaniennes coupent des robes dans de véritables wax aux motifs magnifiques, débordants de diversité et de créativité... En fait, ils ne sont pas imprimés en Tanzanie, mais importés du Nigeria.

Et j'en profite pour passer une petite annonce : 
Si vous avez dans vos stocks, ou dans vos souvenirs de voyage ce motif-là de wax, je voudrais tellement en avoir un petit morceau !! Troc envisageable...
Merci d'avance pour votre aide :-)

13 juillet 2015

Le joueur de Bao

Dans les ruelles de la vieille ville de Stonetown, à Zanzibar, les habitants vivent beaucoup dehors, posés au frais sur la devanture de leurs maison.
On y vaque à toutes sortes d'activités, on refait le monde... Et quand vient l'après-midi, on y pratique le jeu de bao, une variante de l'awale.




Ces deux-là étaient imperturbables, alors, c'est lui, Bilal, un curieux venu voir par-dessus mon épaule pendant que je les croquais dans mon carnet, qui a joué les modèles !

"Bilal de Stonetown" - 30x30 cm

10 juillet 2015

Back to Indonesia

En ce moment, je suis dans l'avion qui me ramène, un an après, en Indonésie.

L'an dernier je découvrais les îles de Sumatra, Java, Bali (et sa petite soeur Nusa Lembongan pour la plongée)...
Je n'avais pas partagé énormément de photos de ce voyage.

Site bouddhique de Borobudur

Méditation à Borobudur au lever du soleil

Rencontre des orangs-outans dans la jungle de Sumatra

Balades à scooter dans la capagne de Sumatra

Courses de vaches dans les rizières de Sumatra

Lever de soleil sur le sublime panorama du volcan Bromo, à Java

Tempes hindouistes de Prembanan, à Java

Danseuse balinaise à Ubud

Raffinement des postures des danseuses balinaises

Verdoyantes rizières en terrasse balinaises

Dans les rizières, des troupeaux de canard


Raffinement des jardins balinais, offrandes partout

Les stupas du temple bouddhique de Borobudur

Rencontre du troisième type avec un mola-mola

Cette dernière photo n'est pas de moi, elle est trouvée sur le net... C'est un mola-mola (poisson-lune ou sunfish), une des bestioles les plus étranges qu'il m'ait été donné de croiser !


Cette année au programme : Sulawesi, Flores, Rinca & Komodo...
Si vous avez des expériences à partager sur ces destinations, des bons plans, des bonnes adresses, des conseils de voyageur... N'hésitez pas !

Bel été à tous !
(Moi j'ai préparé des articles en avance pour alimenter le blog...)

Bonus : Je suis l'invitée du mois sur le site Nomad Magazine, le Webzine voyageur et chineur d'idées.

09 juillet 2015

Aux Sables d'Olonne...

... Un nouveau point de vente, et une expo de toiles originales ! J'en parlais déjà en juin...

La créatrice de bijoux Espeleta ouvre sa boutique atelier, et invite des créateurs d'horizons divers (bijoux, raku, savons...) à exposer leurs trésors.
Tout l'été, et jusqu'au 30 septembre, j'habillerai un mur de la boutique de quelques toiles. Dispo aussi à la boutique : des livres, des tirages imprimés, et des cartes postales de mes travaux.






Ma copine Emeline, créatrice de la marque Moé, y expose ses savons... dont la série limitée que réalisée en collab' avec moi, et qui sent SUPER bon !!
Des savons sérigraphiés de portraits ou embossés de motifs linogravés. Ils embaument les agrumes et la vanille, on en mangerait !
Et comme ils sont réalisés en totalité avec des produits naturels, c'est l'occasion de mettre sa peau en vacances de tous les additifs chimiques contenus dans les gels douche de supermarché...


Pour soutenir l'initiative culottée d'Espeleta, et les créateurs qui se sont embarqués avec elle, pour faire ou se faire des cadeaux, voici l'adresse : 29 rue des Halles, aux Sables d'Olonne.

Et le site des savons d'Emeline, c'est par ici !