09 juin 2020

Un printemps confiné à l'atelier

Des nouvelles de l’atelier...


Bilan de cette drôle de période de confinement qui n'a pas été de tout repos... Comme beaucoup, j'ai jonglé d'une émotion à l'autre...

Entre le plaisir de respirer dans un monde ralenti, libéré de toute to-do-list et de me plonger dans la création brute, et l'incertitude ambiante persistante accompagnée d'un sentiment d'isolement et du
regret de ne pas optimiser ce temps privilégié pour les projets créatifs de temps long...

Fraîchement rentrée de Bali et des belles choses plein mes valises, dans les premiers jours, j’ai frénétiquement composé de nouvelles boîtes à trésors, parfois ornées de batiks javanais et galets turquoise de Florès. L'occasion de rendre hommage au savoir faire indonésien dans les domaines de la vannerie à base de palmier lontar, et de batik traditionnel.


J’ai aussi pris le temps de fignoler pas mal de toiles inachevées qui traînaient dans un coin de l’atelier. Des toiles un peu différentes de mes habitudes... Dont certaines inspirées d'@aissamaiga.



Puis, quand certains ont profité du confinement pour ranger et nettoyer de fond en comble leurs maisons, moi c'est à un rangement de mes photos de voyage que je me suis attelée durant quelques semaines !

Des années d'archives photographiques qui dormaient dans des disques durs, pas triées, pas correctement sauvegardées. C'était le moment où jamais de m'attaquer à cet énorme chantier, avec une bonne dose de thé matcha. 


Japon, Philippines, Inde, Iran, Indonésie... J'ai revoyagé à travers ces beaux souvenirs, me disant que la Terre est belle et variée et que j'ai de la chance d'avoir une vie qui m'a permis de contempler tous ces endroits. 


Excellente activité de confinement, le tri de photos de voyage... on se remémore des bons moments et on ne voit pas le temps passer. J'ai publié les beaux moments de ces voyages sur Facebook.

C'était aussi l'occasion de se rappeler de belles rencontres : Kimi, danseur marquisien virtuose, croqué juste après sa prestation de Haka Manu (la danse de l’oiseau); à Nuku Hiva, sur un meae en pleine nature (un ancien lieu de vie, et de culte), et face à face avec un tiki au mana quasi palpable ou encore avec la belle @erita_ateo , danseuse tahitienne rencontrée sur le Marae d'Arahurahu.


Il était également temps de proposer sur ma boutique en ligne les résultats de mes expérimentations sérigraphiques de l'automne dernier !

Ici, les dernières sérigraphies Hoahere,
exposées à Paris en décembre dernier, et une Mamta à la feuille d'or, marouflée sur papiers indiens anciens.

 
Session batik sur une nouvelle version de Mamta (quand l'atelier déborde jusqu'à la cuisine...), nommée "Dark indigo Mamta". J’ai encore craqué, elle est trop inspirante, mais promis c'est la dernière ! :-) 
J’ai encore tellement de beaux modèles indiens pas encore mis en toile...


Et pour finir, voici l'agenda de l'été, (allégé à cause des circonstances sanitaires) :  

- du 10 juillet au 31 août 2020 : exposition à la Galerie des Remparts à Carla-Bayle (Ariège)
- du 11 juillet au 16 août : exposition à la galerie L'Art en pente douce à Cajarc (Lot)

Au plaisir de vous y retrouver !

30 mars 2020

Home sweet home

Qu’il est bon de retrouver son nid après un long et inspirant voyage, de commencer à déballer ses trésors, et à imaginer les travaux des prochains jours... J’ai la chance d’avoir mon atelier à la maison, et ça va être l’endroit le plus doux pour se confiner, gorgée de l’inspiration balinaise !


Mon retour de Bali a été, jusqu'au bout, des plus incertains. Trois avions annulés les uns après les autres, et autant de yoyos émotionnels dans un contexte stressant... Le virus est aussi bien présent aussi à Bali, et les mesures ont vraiment tardé à être prises pour confiner la population. 

Même si j'avais trouvé un très joli endroit isolé pour m'auto-confiner dans les rizières, tout n'était pas pour autant idyllique : seule loin des miens, dans un pays qui n’est pas le mien, et pour un temps indéterminé... 

Étant impossible de trouver des vols commerciaux pour rentrer en France, j'ai eu la chance de répondre à temps à un message de l'ambassade et ainsi à obtenir une place pour un vol de rapatriement. Mon masque balinais en batik, mon gel hydro alcoolique et moi-même avons dont été rapatriés à Toulouse ce week-end ! 

Notre résidence artistique à Bali avec Valérie Aboulker s'est donc terminée au terme de 6 semaines bien productives dans un environnement enchanteur de l'Ile des Dieux...


Pour ceux qui ne me suivent pas sur Instagram ou Facebook, voici un petit récapitulatif de mes dernières inspirations balinaises...

J'ai beaucoup apprécié le morning market, où est vendu tout ce qu'il faut pour faire de magnifiques offrandes végétales. J'en ai profité pour tirer le portrait de Biang Agung.


Autre souvenir : le jour de Nyepi, la fête du silence. Dans tous les quartiers, les Balinais avaient  préparé les ogoh ogoh, des monstres de papier mâché, destinés à effrayer les démons qui descendent sur Terre le jour de Nyepi...

Après avoir observé nos voisins construire avec application des monstres, des semaines durant... nous n'avons pas pu assister aux processions débridées et bruyantes au cours desquelles les ogoh-ogoh défilent... Car pour cause de pandémie, elles ont été annulées. Les ogoh-ogoh de papier mâché sont donc eux aussi confinés jusqu'a prochain Nyepi...



Enfin, j'ai pris un grand plaisir à dessiner notre adorable voisine balinaise Wayan... et son sourire contagieux ! 

On peut dire qu'elle n'a pas vraiment apprécié le portait que j'ai fait d'elle in situ, où elle trouvait qu'elle ressemblait à un homme... ni celui sur toile, car elle ne se trouve pas assez jolie pour être dessinée ! « Le dessin est bien, mais c’est moi qui ai la peau trop noire !» J’ai tenté de la rassurer, moi je la trouve rayonnante pour ses 75 printemps !! 

Dans un monde futur où il sera de nouveau possible de voyager... Si vous allez à Bali, quand vous serez de passage à Ubud, et si vous envisagez une balade dans les rizières, n’hésitez pas à aller saluer Coco Wayan de ma part, et siroter une noix de coco verte en l’écoutant raconter ses histoires. Elle travaille encore, à 75 ans, pour assurer sa subsistance, car malheureusement, aucun de ses 5 enfants et 12 petits enfants ne s’occupe d’elle.  

Sa mini gargote se situe au bout de Jalan Kajeng, juste après la montée un peu raide arborée, au début des rizières. Il y a un petit panneau qui indique son cabanon, un peu dissimulé en contrebas.


Enfin, à la date d’aujourd’hui, j’aurais dû être au Rajasthan pour un second voyage, pour retrouver les personnes qui avaient posé pour moi l'an dernier, et leur apporter leurs dessins ! 
En attendant de pouvoir y retourner, j'ai réalisé une collection de Rajasthanis moustachus enturbannés...


Pour finir... En cette période à l'actualité mouvementée, j'ai laissé ma boutique en ligne ouverte et les commandes peuvent toujours être passées. Cependant, les livraisons ne seront faites qu'après la fin du confinement afin d'essayer de préserver le plus possible chacune et chacun d'entre nous d'une éventuelle contamination. 

Pour toute question : contact.stephanieledoux@gmail.com 

J'espère que vous allez bien... et surtout, prenez soin de vous, et des vôtres !

05 mars 2020

Résidence balinaise

Je vous propose un petit aperçu en images de ma résidence artistique à Bali.

Depuis déjà plus d'un mois, je séjourne au cœur des rizières en compagnie de mon amie peintre Valérie Aboulker, et nous enchaînons des semaines inspirantes et productives ! Croquis sur le vif, ou peinture en atelier (mais au grand air !), formats de poche ou panoramiques, linogravure...


Retourner à Bali, c'est aussi renouer avec une nature luxuriante et généreuse.

L'inspiration verte est au rendez-vous, et c'est une bouffée d'oxygène après ces derniers mois intenses et citadins.


La vie quotidienne à Bali est aussi fortement marquée par des rituels religieux omniprésents, comme toutes ces magnifiques offrandes faites plusieurs fois par jour par la population hindouiste à leurs divinités. Ganesh, dieu de la sagesse, quotidiennement décoré de guirlandes de fleurs par les Balinais, m'a particulièrement inspirée.

Nous avons eu la chance de passer une jolie matinée dessin au temple pour la fête de Galungan, fête qui célèbre le retour sur terre des dieux et des ancêtres, qui vont rester dix jours, jusqu'à la seconde fête de Kuningan.


Cette résidence a Bali a également été une belle occasion de renouer avec l'indigo et la technique du batik.


Enfin, pour l’anniversaire de cette inoubliable rencontre, j'ai de nouveau réalisé une toile de la mythique tatoueuse Apo Whang Od, rencontrée l’an dernier aux Philippines... Mais aussi d'un homme et d'une autre femme Kalinga ! Cette dernière me racontait pendant le dessin comment elle a été tatouée à 15 ans, de façon traditionnelle, avec une épine de pamplemoussier et un maillet en bambou. Et se vante d’avoir eu cinq maris !


Connus comme chasseurs de têtes, autrefois les hommes Kalingas gagnaient le privilège d’être tatoués en tuant un ennemi. Pour les femmes, les tatouages étaient purement ornementaux.

Encore deux semaines de productions nous attendent avec Valérie... Avant un nouveau départ !
 

03 février 2020

Oxytanie & Bouts du monde

Bonjour à tous !

Je refais surface après une fin d'année intense et un mois de tri et de préparation de nouveaux projets... dont une surprise que je vous dévoilerai très bientôt !

Pas d'exposition prévue pour le premier trimestre 2020, mais de beaux voyages, dont le premier vient de commencer. J'ai en effet embarqué pour Bali, pour 6 semaines de résidence artistique avec mon amie Valérie Aboulker.

J'essaierai de vous faire partager notre quotidien créatif.

En attendant, vous pouvez retrouver un extrait de mon carnet de voyage aux Îles Marquises dans le dernier numéro de la revue Bouts du monde (en vente en librairie voyage ou sur leur site internet) :



A bouquiner également en ce début d'année, un portfolio de mon travail accompagné d'une interview, dans le magazine régional trimestriel Oxytanie, résolument local, positif et engagé (en vente dans les marchands de journaux ou en ligne).



Et enfin, je termine par une séance de rattrapage avec quelques photos de l'exposition INDIGO, qui s'est terminée le 15 décembre à Paris, une belle expérience partagée avec mon ami photographe Kares Le Roy. Merci à tous les visiteurs !





















 

A bientôt pour de nouvelles aventures balinaises :-)

02 décembre 2019

Portes ouvertes d'atelier de décembre

Vous êtes les bienvenus à mon atelier toulousain le week-end prochain, du vendredi 6 au dimanche 8 décembre.


27 novembre 2019

Expo Indigo - Toutes les infos ici !

Ma nouvelle grande exposition à Paris débute demain !

Avant toute chose, je vous invite à découvrir une vidéo des coulisses de sa création.


Et maintenant, l'essentiel en quelques points.

1 / En duo avec Kares Le Roy

Kares Le Roy est le collègue et ami photographe avec qui j'ai réalisé toutes les étapes du projet, de l'émergence de l'idée jusqu'au vernissage ! C'est lors de notre voyage au Rajasthan en Inde au printemps dernier que nous avons pris la décision d'exposer ensemble. Kares a publié le mois dernier un recueil de 200 photographies intitulé "Iran immortel" aux éditions Elytis, un magnifique hommage à ce pays qui l'obsède depuis des années.
> Site internet
> Page facebook

2 / Le sujet : l'indigo 

Inspirés par les différentes teintes de bleu obtenues grâce à ce pigment naturel, nous avons pensé toute une série d’oeuvres évoquant l’univers de l’artisanat oriental. L’exposition Indigo est un voyage qui commence au coeur du Rajasthan en Inde et qui se finit dans le désert de Mauritanie avec pour seul fil conducteur la couleur bleue. Celle des étoffes, des coiffes, que les femmes et les hommes arborent durant toute une vie.

3 / Photos et peintures, mais aussi bazaar et sérigraphie 

Et oui, en plus des photographies et tableaux attendus, un bazaar aux mille trésors sera installé par Kares : une invitation à découvrir l'artisanat des contrées visitées. Et ce sera la première fois que j'exposerai mes sérigraphies. Une technique à laquelle je me suis formée au début de l'automne et que j'apprécie particulièrement.

4 / Au programme : vernissage, visites guidées et concert

L'exposition débutera par un vernissage le jeudi 28 novembre à 18h.

Elle sera ensuite animée par 3 séances de visitées guidées animées par Kares et moi qui auront lieu à
 17h  aux dates suivantes : dimanche 1er déc., mercredi 11 déc. et samedi 14 déc.

Enfin, le sitariste Denis Teste et le tablaïste Farukh Hussain viendront jouer dans la galerie pour un concert mercredi 4 déc à 19h.

5 / Où et quand ?

* du 28 Novembre au 15 Décembre 2019
* vernissage Jeudi 28 Novembre 2019 de 18 à 21h
* ouvert TOUS les jours même le Dimanche de 11h à 20h
* 4 place de Thorigny, Paris 003 (Le Marais)
* Entrée gratuite
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➔ Vente et dédicace des livres TRAIT POUR TRAIT et IRAN IMMORTEL
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➔ Attention, je serai absente du jeudi 5 au lundi 9 décembre de l'exposition (pour cause de portes ouvertes à Toulouse) ! Le reste du temps, je serai tous les jours à l'exposition avec Kares
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➔ L'Amu Darya Bazaar commencera dès le vendredi 29 à 11h

Retrouvez toutes les informations et nouveautés sur la page Facebook de l'exposition ICI !


11 novembre 2019

Une toile à gagner !

Certains Toulousains me disent regretter que je ne participe plus à l'exposition collective du 111 des arts, qui met en lumière 111 artistes dans un seul format 20x20 cm.

La période est vraiment trop chargée pour moi malheureusement...
Mais cette année je participe d'une autre manière : En mettant une toile en jeu à la tombola !

Si vous souhaitez soutenir l'association, donc la recherche contre le cancer, et tenter de gagner ma toile "Chez les Hmong rouges", RDV à la chapelle l'Hôtel Dieu de Toulouse jusqu'au 17 novembre 2019, pour participer à la TOMBOLA. Les tickets sont à 5€.

"Chez les Hmong rouges" - Viatnam - 80x100 cm



Si vous êtes loin de Toulouse, et que vous souhaitez participer aussi, ça se passe ICI !

09 novembre 2019

De retour à l'école :-)

Il y a quelques jours, je me formais avec bonheur à une nouvelle technique : la sérigraphie !

Une envie née au cours du Festival Rio Loco, en découvrant les variations infinies de cette technique...



Voici les premiers essais de couleurs...

Ils sont évidemment loin d'être parfaits, mais j'adore les accidents, les surprises qui émergent de ces expérimentations, qui me mettent la créativité en ébullition, tant ils offrent un océan de possibilités !





Je pense exposer quelques unes de ces expérimentations à l'expo de Paris en décembre...