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23 avril 2022

Carnet de temples d'Angkor au Cambodge

Je reviens d'un magnifique voyage immersif dans les mythiques Temples d'Angkor, au Cambodge, où j'ai profité que le tourisme de masse n'avait pas encore repris, pour aller dessiner et peindre en toute quiétude dans une incroyable ambiance de sons de jungle. Quand l'expression "la Nature reprend ses droits" prend tout son sens.

Ceux qui me suivent sur Instagram et Facebook ont pu profiter de quelques vidéos de ce voyage.
Pour les autres, voici un récapitulatif de quelques sessions dessin de ce voyage, subjuguée par l'alliance du minéral et du végétal, par ces infinies nuances de vert, de pierre, de lichens, de mousse... inspirée par les graphismes des bas reliefs rongés par le temps, arrondis par l'érosion, et dévorés par les lianes et les arbres étrangleurs

Un article illustré est paru dans le magazine en ligne Cambodge Mag, à lire ici.




















Ces carnets + quelques toiles qui sont en cours de réalisation, seront exposés en juin en région parisienne à Jouy-le-Moutier, dans le cadre d'un festival que j'aime beaucoup, et auquel je suis fidèle depuis des années : le NO MAD Festival.

Je ne me déplace pas pour rien au NO MAD car j'y aurai aussi :

- Une exposition sur le fantastique voyage en Namibie, vécu en commun avec le photographe Alexandre Sattler
- Une exposition des portraits de mon récent voyage au Bénin, en mode "regard croisé" avec les photographes Alexandre Sattler et Julien Gérard

- Une rencontre-conférence-diffusion de court métrage sur le voyage en Namibie

- Un atelier de portrait (inscription auprès du festival).

J'en profite pour vous dire que la colonne AGENDA, à droite, à été remise à jour, avec tous les événements prévus cette année !

En espérant vous croiser ici ou là ! 

05 mai 2021

Road trip en Namibie

Je délaisse un peu ce blog en ce moment ! 

C'est pour la bonne cause... J'ai eu la chance de partie deux mois en Namibie entre janvier et mars cet hiver pour un fantastique voyage en compagnie d'un ami photographe voyageur : Alexandre Sattler.

Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ont pu suivre ce voyage en détails !

Pour les autres, voici une vidéo de 3 minutes pour vous partager ce voyage intense dans les grands espaces, sous le signe de la liberté et de la reconnexion avec la nature, et avec les peuples racines.

J'espère que cette vidéo vous plaira !

 

30 mars 2020

Home sweet home

Qu’il est bon de retrouver son nid après un long et inspirant voyage, de commencer à déballer ses trésors, et à imaginer les travaux des prochains jours... J’ai la chance d’avoir mon atelier à la maison, et ça va être l’endroit le plus doux pour se confiner, gorgée de l’inspiration balinaise !


Mon retour de Bali a été, jusqu'au bout, des plus incertains. Trois avions annulés les uns après les autres, et autant de yoyos émotionnels dans un contexte stressant... Le virus est aussi bien présent aussi à Bali, et les mesures ont vraiment tardé à être prises pour confiner la population. 

Même si j'avais trouvé un très joli endroit isolé pour m'auto-confiner dans les rizières, tout n'était pas pour autant idyllique : seule loin des miens, dans un pays qui n’est pas le mien, et pour un temps indéterminé... 

Étant impossible de trouver des vols commerciaux pour rentrer en France, j'ai eu la chance de répondre à temps à un message de l'ambassade et ainsi à obtenir une place pour un vol de rapatriement. Mon masque balinais en batik, mon gel hydro alcoolique et moi-même avons dont été rapatriés à Toulouse ce week-end ! 

Notre résidence artistique à Bali avec Valérie Aboulker s'est donc terminée au terme de 6 semaines bien productives dans un environnement enchanteur de l'Ile des Dieux...


Pour ceux qui ne me suivent pas sur Instagram ou Facebook, voici un petit récapitulatif de mes dernières inspirations balinaises...

J'ai beaucoup apprécié le morning market, où est vendu tout ce qu'il faut pour faire de magnifiques offrandes végétales. J'en ai profité pour tirer le portrait de Biang Agung.


Autre souvenir : le jour de Nyepi, la fête du silence. Dans tous les quartiers, les Balinais avaient  préparé les ogoh ogoh, des monstres de papier mâché, destinés à effrayer les démons qui descendent sur Terre le jour de Nyepi...

Après avoir observé nos voisins construire avec application des monstres, des semaines durant... nous n'avons pas pu assister aux processions débridées et bruyantes au cours desquelles les ogoh-ogoh défilent... Car pour cause de pandémie, elles ont été annulées. Les ogoh-ogoh de papier mâché sont donc eux aussi confinés jusqu'a prochain Nyepi...



Enfin, j'ai pris un grand plaisir à dessiner notre adorable voisine balinaise Wayan... et son sourire contagieux ! 

On peut dire qu'elle n'a pas vraiment apprécié le portait que j'ai fait d'elle in situ, où elle trouvait qu'elle ressemblait à un homme... ni celui sur toile, car elle ne se trouve pas assez jolie pour être dessinée ! « Le dessin est bien, mais c’est moi qui ai la peau trop noire !» J’ai tenté de la rassurer, moi je la trouve rayonnante pour ses 75 printemps !! 

Dans un monde futur où il sera de nouveau possible de voyager... Si vous allez à Bali, quand vous serez de passage à Ubud, et si vous envisagez une balade dans les rizières, n’hésitez pas à aller saluer Coco Wayan de ma part, et siroter une noix de coco verte en l’écoutant raconter ses histoires. Elle travaille encore, à 75 ans, pour assurer sa subsistance, car malheureusement, aucun de ses 5 enfants et 12 petits enfants ne s’occupe d’elle.  

Sa mini gargote se situe au bout de Jalan Kajeng, juste après la montée un peu raide arborée, au début des rizières. Il y a un petit panneau qui indique son cabanon, un peu dissimulé en contrebas.


Enfin, à la date d’aujourd’hui, j’aurais dû être au Rajasthan pour un second voyage, pour retrouver les personnes qui avaient posé pour moi l'an dernier, et leur apporter leurs dessins ! 
En attendant de pouvoir y retourner, j'ai réalisé une collection de Rajasthanis moustachus enturbannés...


Pour finir... En cette période à l'actualité mouvementée, j'ai laissé ma boutique en ligne ouverte et les commandes peuvent toujours être passées. Cependant, les livraisons ne seront faites qu'après la fin du confinement afin d'essayer de préserver le plus possible chacune et chacun d'entre nous d'une éventuelle contamination. 

Pour toute question : contact.stephanieledoux@gmail.com 

J'espère que vous allez bien... et surtout, prenez soin de vous, et des vôtres !

05 mars 2020

Résidence balinaise

Je vous propose un petit aperçu en images de ma résidence artistique à Bali.

Depuis déjà plus d'un mois, je séjourne au cœur des rizières en compagnie de mon amie peintre Valérie Aboulker, et nous enchaînons des semaines inspirantes et productives ! Croquis sur le vif, ou peinture en atelier (mais au grand air !), formats de poche ou panoramiques, linogravure...


Retourner à Bali, c'est aussi renouer avec une nature luxuriante et généreuse.

L'inspiration verte est au rendez-vous, et c'est une bouffée d'oxygène après ces derniers mois intenses et citadins.


La vie quotidienne à Bali est aussi fortement marquée par des rituels religieux omniprésents, comme toutes ces magnifiques offrandes faites plusieurs fois par jour par la population hindouiste à leurs divinités. Ganesh, dieu de la sagesse, quotidiennement décoré de guirlandes de fleurs par les Balinais, m'a particulièrement inspirée.

Nous avons eu la chance de passer une jolie matinée dessin au temple pour la fête de Galungan, fête qui célèbre le retour sur terre des dieux et des ancêtres, qui vont rester dix jours, jusqu'à la seconde fête de Kuningan.


Cette résidence a Bali a également été une belle occasion de renouer avec l'indigo et la technique du batik.


Enfin, pour l’anniversaire de cette inoubliable rencontre, j'ai de nouveau réalisé une toile de la mythique tatoueuse Apo Whang Od, rencontrée l’an dernier aux Philippines... Mais aussi d'un homme et d'une autre femme Kalinga ! Cette dernière me racontait pendant le dessin comment elle a été tatouée à 15 ans, de façon traditionnelle, avec une épine de pamplemoussier et un maillet en bambou. Et se vante d’avoir eu cinq maris !


Connus comme chasseurs de têtes, autrefois les hommes Kalingas gagnaient le privilège d’être tatoués en tuant un ennemi. Pour les femmes, les tatouages étaient purement ornementaux.

Encore deux semaines de productions nous attendent avec Valérie... Avant un nouveau départ !
 

14 juin 2019

Apo Whang Od

Ces derniers jours ont été un compte à rebours pour que ma toile "Apo Whang Od" soit prête à temps pour mon exposition dans le cadre du Festival Rio Loco !

Apo Whang Od, c'est une mythique tatoueuse de l'ethnie Kalinga, aux Philippines, la dernière mambabatok (tatoueuse traditionnelle) de sa lignée, dans l’ethnie Kalinga...

Sans enfant mais soucieuse de préserver cette tradition du tatouage pour les générations futures, elle a formé ses deux petites nièces pour qu'elles puissent reprendre le flambeau.




Le festival a organisé une expo de tirages géants tout le long du Cours Dillon... C'est du 13 au 16 juin !



J'aimerais tant qu'elle puisse voir ça !


Souvenir de ma rencontre avec elle en février... Indélébile dans tous les sens du terme ! :-)




Photo : JBP

Pour la petite histoire... Ma première rencontre (virtuelle) avec Apo Whang Od, c'était il y a quelques années au Musée du Quai Branly, à l'occasion de l'inoubliable exposition "Tatoueurs, tatoués", et j'étais bien loin de me douter que je la rencontrerais un jour !


Photo de Jake Verzosa, qui avait fait l'affiche de l'expo au Musée du Quai Branly

01 mai 2019

Incredible India

Je reviens d'un fantastique voyage en Inde, dans l'état du Rajasthan, où les personnages inspirants sont à chaque coin de rue (et même dans le désert !).
Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ont déjà vu quelques coulisses de mes rencontres dessinées.
Pour les autres, voici un petit récap !

Arjun, un amour de modèle (et excellent danseur !) dans le désert du Thar
Photo : Kares Le Roy



Série de peintures de moustachus dans le désert du Thar
Photo : Kares Le Roy



Dessin de la muse de jeunesse, Papu, une fameuse Gypsie aux yeux verts, rencontrée par hasard dans la rue !
Photo : Kares Le Roy


... Et sa fille Mamta, aux yeux verts non moins hypnotisants...
Photo : Kares Le Roy


Papu nous a guidés dans un village Banjara où j'ai pu dessiner l'impressionnant Pemaram

Il n'a pas fallu flancher sous son regard impressionnant...



Non vous ne rêvez pas, ce sadhu est bel et bien accompagné d'une vache naine vêtue d'un sari rose et d'une coiffe verte. Elle a en outre, comme autres particularités, 2 pattes malformées et une oreille qui lui sortent du dos, ce qui fait d'elle une vache encore plus sacrée que la norme ! Bien sûr, le vernis à ongle bleu et les pigments roses sont là pour rehausser l'ensemble.



Invités à un mariage Bishnoï... Agoraphobes s'abstenir !
Photo : Kares Le Roy


Dessin dans le calme du temple, avec pour seules spectatrices les vaches sacrées
Photo : Kares Le Roy


Aquarelle de Santos, de la caste Kalbelia. Inspirée d'avoir ajouté un godet rose vif à ma palette habituelle avant de partir !
Photo : Kares Le Roy


C'est le temps du retour - en plein printemps... et le temps de travailler à mon prochain livre à paraître en octobre chez Elytis !

01 avril 2018

Vieille dame Akha au sourire ravageur

En Birmanie, dans le triangle d’or, c’est le début d’un tourisme ethnique pour voyageurs curieux de découvrir les villages et coutumes des ethnies de la région : Akhas, Lahus, Silver Palaungs, Ann…
 Certains de ces peuples ont la bosse du commerce, et ont su tirer leur épingle du jeu, en se postant aux endroits stratégiques pour vendre leur artisanat. Les femmes Akhas sont les plus douées à ce jeu, et elles monnayent un sourire sur la photo ou le dessin contre l’achat d’une babiole brodée. Le deal est équitable et il n’y a pas beaucoup à se forcer, car les broderies faites à ma main sont des merveilles de savoir-faire. Et ça offre un complément de revenu bienvenu dans des villages qui vivent de peu.
 Quant au sourire, quel sourire ! Elles mâchent du bétel toute la journée, pour colorer l’émail de leurs dents de rouge sombre à noir.
Début 2016, mes copines de voyage et moi sous entichions de cette mamie Akha "au sourire ravageur" rouge foncé. Je l'avais dessinée et elle figure même dans mon livre "Rencontres autour du monde"



Ces jours-ci, j'ai eu envie de reprendre son portrait dans les teintes indigo qui me sont chères et dont elles ornent leurs vêtements et coiffes.



Une nouvelle "Mamie Akha en indigo" est donc en train de voir le jour à l'atelier, et me rappelle pleins de souvenirs de ces journées passer à trekker dans les magnifiques villages du triangle d'or.




12 mars 2018

Revoir Antonio

En 2016 je passais un moment inoubliable dans un village Kogi de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie. J'y réalisais une série de portraits sous les yeux médusés des enfants Kogis qui n'ont pas trop l'habitude de voir ça.


Antonio prenant la pose

Antonio, toile d'atelier


Il y a quelques jours, mon guide Tristan est retourné au village et a amené à Antonio le dessin que j'ai fait de lui ! Bien contente de revoir la bouille d'Antonio presque deux ans après... Merci Tristan !