Affichage des articles dont le libellé est Papouasie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Papouasie. Afficher tous les articles

03 février 2019

Terre Sauvage

Bonjour à tous !

Peu de nouvelles ces derniers temps sur le blog...

Le dernier mois a été consacré au repos après cette fin d'année de folie, à la vie perso, au rangement (2 grosses expos à rapatrier de Paris)... et à la programmation des voyages à venir dans les prochains mois !

Au programme :
- Deux expos à Bangkok (je vais vous en reparler)
- Un voyage aux Philippines
- Un voyage au Rajasthan
- et un peu plus tard dans l'année, le Japon ! (un vieux rêve va se réaliser)

En attendant de vous en dire plus, vous pouvez me retrouver, ainsi que les membres de l'expédition menée par la Fondation Iris, dans le numéro actuel de Terre Sauvage, avec un gros article de 23 pages sur ce formidable voyage naturaliste à Raja Ampat et en Papouasie occidentale. Il y a les magnifiques photos animalières de Staffan Widstrand, les sublimes photos sous-marines de Magnus Lundgren, et les époustouflantes images au drone de Christophe Gruault.
Et j'ai quelques dessins issus de mes carnets de bord !


Quelques extraits...





On le trouve en kiosque...

06 décembre 2018

PORTES OUVERTES D'ATELIER de décembre

Bonjour à tous,

En parallèle de mon exposition parisienne du moment, se tiendront des portes ouvertes de mon atelier, le week-end prochain 8 et 9 décembre.

Il y aura assez peu de toiles originales en grand format cette fois-ci, car la plupart sont exposées à Paris, sur mes 2 expos
*, mais j’aurai un stock de mon dernier livre "Au Premier Matin du Monde" (récit collectif de ma récente expédition naturaliste en Papouasie) à dédicacer, des carnets originaux à feuilleter, et plein d’idées de cadeaux de Noël !

On vous attend avec du thé, du café et des petits gâteaux !

Ps : Merci de ne pas venir avec vos livres achetés à l’extérieur pour les dédicaces, sinon je ne m’en sors pas ! 😂
 



* Expo DJENKAFO jusqu'au 15 décembre 2018 à Paris à l'Espace Beaurepaire. Plus d'infos

et EXPO TSANGA TSANGANA jusqu'au 31 décembre 2018 à Paris à la Librairie-Boutique du Musée du Quai Branly. Plus d'infos

22 novembre 2018

RDV au Museum de Toulouse ce week-end !


La fin de l'année est intense...

Hier, c'était l'accrochage de l’exposition Papouasie menée par la Fondation Iris, visible au 1er étage du Muséum de Toulouse (Espace Champ Libre).


L’exposition est visible à partir d'aujourd'hui et jusqu’au 29 novembre, aux horaires d’ouverture du musée.
Je serai présente samedi après-midi, dans le cadre du Festival Terres d'Ailleurs, pour dédicacer notre livre Au premier matin du monde avec Jean-Marie Hullot et Françoise Brenckmann. 

Et samedi soir à 20h30, aura lieu une conférence-projection pour vous raconter ce voyage hors du commun !





Toute la programmation de ce superbe festival est à consulter sur ce lien.

Et nous avons un article ici !

27 octobre 2018

Une interview dans Libé

"Le dessin naturaliste pour servir une cause environnementale"...

C'est le titre d'une interview donnée avec Jean-Marie Hullot à Libération, et que vous pouvez lire sur ce lien.



Exposition Papouasie à Montier-en-Der

Prochain évènement sur l'agenda : 

Une grande exposition de la Fondation Iris avec les photos de Magnus Lundgren et Staffan Widstrand et mes dessins. 
Nous exposerons à la Halle au blé à l'occasion du Festival Photo Montier et nous dédicacerons notre livre "Au premier matin du monde", tout juste paru aux Editions Hozhoni.


Au premier matin du monde from Fondation Iris on Vimeo.

Pour vous donner envie de venir... 

"À bord d’un bateau traditionnel indonésien, l’équipe de la Fondation Iris a sillonné les lieux les plus préservés de la Papouasie occidentale. Dans cette région du globe, la forêt primaire recouvre encore largement les îles, et les chatoyants récifs coralliens tapissent les fonds marins. Sur terre, la vie demeure secrète et furtive et ne se livre qu’au cours de patients affûts. Par contre, en perpétuel mouvement, la fascinante vie sous-marine s’offre sans retenue. Les êtres marins n’ont pas encore appris à craindre l’homme qui peut partager en toute intimité leur ondoyant ballet."
NB : Dans la même salle que nous, le grand Vincent Munier exposera "Tibet minéral animal".

08 octobre 2018

Un nouveau livre !

J'ai l'honneur et le plaisir de vous présenter mon prochain livre, un ouvrage collectif qui retrace le formidable voyage en Papouasie que nous avons effectué à bord d'un voilier début 2017, avec des artistes et des scientifiques talentueux : "Au premier matin du monde" aux Editions Hozhoni.

Date de sortie : Le 11 octobre 2018


"À bord de bateaux traditionnels indonésiens, les expéditions emmenées par la Fondation Iris ont sillonné les lieux les plus secrets de la Papouasie occidentale et des Petites îles de la Sonde.
Trésor caché aux airs de paradis oublié, la vie terrestre ne s’y laisse deviner qu’à regret aux détours de méandres forestiers alors qu’au coeur des chatoyants récifs coralliens, la fascinante et prolifique vie sous-marine s’offre sans retenue.
Réunissant scientifiques, photographes, vidéaste et dessinatrices, ces deux expéditions se sont résolument inscrites dans les pas d’Alfred Wallace, célèbre naturaliste cofondateur de la théorie de l’évolution et auteur émerveillé de L’Archipel malais.
L’ouvrage exceptionnel que livre ici la Fondation Iris veut porter témoignage de la beauté singulière et de l’incroyable biodiversité qui règnent encore dans cet univers préservé mais en péril.
Les photographes et dessinateurs de l’expédition vont nous guider dans cette effervescence de vie, tandis que les scientifiques vont contribuer à nous la faire comprendre. « Le plus apte à la survie » n’est pas forcément le plus fort comme on l’a longtemps cru : ce peut être le plus petit, le plus social ou le plus beau que la vie favorise ! Cette lecture naturaliste de l’environnement suggère une approche renouvelée du vivant et de son évolution, guidée en cela par plus d’un siècle de sciences initiées concomitamment par Alfred Wallace, précisément dans l’archipel malais, et Charles Darwin, aux Galapagos. Cette ouverture peut déboucher sur des questionnements sur la place et surtout la responsabilité des hommes sur Terre."


Et voici quelques extraits du carnet de voyage que j'illustre à l'intérieur de ce livre...
Le livre sera disponible en librairie dès le 11 octobre.

Il est déjà disponible en précommande sur le site de l'éditeur (frais de port gratuits) sur cette page.

NB : En raison d'une fin d'année très chargée, je n'aurai pas le temps, cette fois-ci, de faire moi-même des envois de livres dédicacés. Mais le planning des dédicaces prévues (Paris, Albertville, Montier-en-Der et Toulouse) est détaillé dans la colonne Actus, à droite.
Venez me rencontrer à une de ces occasions ! 

16 juillet 2018

Rencontre forestière à Orai

Ces jours-ci, je fais revivre une rencontre marquante de mon voyage en Papouasie.

Lors d'une remontée en pirogue en bois de la rivière Lengguru, à la recherche du Paradisier petit-émeraude, nous accostons dans un village papou où peu d'Occidentaux ont dû s'arrêter, à en juger par le visage étonné des habitants qui nous attendent sur la berge.

Les débuts sont un peu frileux, il va falloir s'apprivoiser. Je tente une approche par le dessin en croquant un adulte à casquette qui s'appelle... Stefanus (tiens tiens !) debout devant tout le monde.


Le soleil sort de derrière les nuages et on a rapidement très chaud ! Les gens sont attroupés autour de notre petit groupe d'intrus, les sourires ne sont pas automatiques, mais petit-à-petit, les villageois se détendent.

Pendant que je dessine, l'ornithologue du groupe montre des livres d'oiseaux pour expliquer notre quête aux habitants qui les reconnaissent et semblent savoir exactement où les trouver. L'imitation des chants fonctionne aussi très bien !

En quelques minutes, les villageois sont en confiance et proposent de nous emmener voir les oiseaux... et notamment les lieux de parade du paradisier petit-émeraude.
C'est une balade en file indienne car toute notre équipe est là et la moitié du village nous suit. Pas une équipe très discrète pour l'observation des oiseaux !

On suit la rivière, puis on passe dans de magnifiques jardins de taro, bananier, manioc... Jardins papous mélangés à la forêt, verdoyants. Une petite famille est venue y cueillir des courges, ils rentrent les bras chargés, et c'est là que je rencontre cet enfant entouré de verdure, n'en revenant pas de croiser notre drôle d'équipe.

"Rencontre forestière à Orai" - Toile en cours, détail


"Rencontre forestière à Orai"

Toile qui sera présente dans le livre relatant notre expédition en Papouasie, qui sort en octobre prochain !

12 juillet 2018

RDV en octobre...

La maquette du livre de notre expédition en Papouasie avance, ce n'est pas une mince affaire, et on peut dire qu'on se donne du mal !

On vous espère au RDV en octobre !


Alors pendant que certains barbotent à la plage, moi je revis par le dessin ces moments magiques dans les eaux turquoises de la Papouasie.
Bonnes vacances à ceux qui en ont !


30 mars 2018

15 janvier 2018

Les préoccupations du moment...

Bonjour à tous,
... et meilleurs voeux pour 2018 !

Qu'elle soit joyeuse, pétillante et créative...


Pour moi l'année commence de la manière la plus studieuse qui soit, puisque je rattrape des semaines et des semaines de scan en retard, en vue de l'édition de notre livre collectif sur le voyage en Papouasie de l'an dernier.
Voici quelques menus échantillons...
Sortie prévue fin 2018 mais je n'ai aucune donnée plus précise !



Une fois que je me serai acquittée de cette tâche assez ingrate, je m'envolerai pour... Le Costa Rica !! J'ai tellement hâte de partir que le sac est quasiment déjà prêt !

17 août 2017

Boîte à trésors #2

- Aquarelle de Cacatoès noir
- Echantillons de sable des différentes escales du voyage
- Graines de lianes ramassées dans la forêt de fak fak

05 août 2017

Boîte à trésors #1

Pour faire revivre tous les petits trésors ramenés dans mon sac de voyage en Papouasie, j'ai constitué trois boîtes à trésors.


- Aquarelle de Cacatoès à huppe jaune,
- Plume et plume de huppe de cacatoès à huppe jaune prélevée sur un cacatoès mort à Kumawa,
- Morceaux de corail ramassés sur la plage,
- Echantillons de sables de tout le voyage en Papouasie
- Pigments rouges
- Grosse opercule de coquillage Turbo
- Crayons à dessin

30 juillet 2017

Candy d'Uristinom

Dans le minuscule village papou d'Uristinom (8 maisons, pour 3 ou 4 familles), nous sommes accueillis sur la toute petite plage pour une séance dessin improvisés.
Dans une ambiance très détendue, j'enchaîne quelques portraits des habitants : Dikir, Tasia, sa soeur Samsia (sur demande expresse de sa maman), quand arrive Candy - mon coup de foudre du jour - qui pose avec une patience étonnante, l'exercice a l'air de lui plaire.

Candy en indonésien se prononce "Tchandy", elle est la seconde d'une fratrie de quatre.

Le village est musulman, on y vit de pêche, de chasse, et de la culture et vente de muscade, de girofle, de mangue, de coco et de ikan mera ("poisson noir")

On fait parfois son dîner d'un pigeon couronné qui habite la forêt alentour (mais chut !).

On voit aussi passer un pêcheur et sa récolte d'ailerons de requins, sans doute destinés au marché chinois. Et oui, l'appétit des Chinois s'exerce jusque dans des coins aussi reculés que celui-ci... A 70€/kilo à la revente, ça offre un complément de revenu non négligeable à ces villages qui vivent de peu et ne réalisent pas toujours l'impact de cette surpêche sur les populations de requins...







Candy retourne se baigner sitôt le dessin terminé.
Toutes les photos de Candy sont de Staffan Widstrand


Candy, toile d'atelier 30x30 cm
Visible à mon expo estivale à Cordes-sur-Ciel (Galerie Traces d'Art)

07 juillet 2017

Carnet de Papouasie #5

Les étonnantes plantes à fourmis : Hydnophytum et Myrmecodia


2 janvier 2017 : 
Plantes épiphytes, elles parsèment les troncs d’arbres tout le long de notre voyage, et elles sont l’illustration d’une interaction entre des plantes et des insectes, qui ont coévolué pour parfaire leur mutualisme.
Dans cette interaction, la plante fournit le gîte à la colonie de fourmis, sous la forme de « domaties » : Son tubercule est creux et percé de galeries et de chambres que la colonie de fourmis investit. En échange du gîte, les fourmis protègent la plante en attaquant tous ses éventuels prédateurs. Détail amusant : Certaines loges sont utilisées par les fourmis comme cimetières, et la décomposition des cadavres fournit à la plante l’azote qui lui manque dans un milieu pauvre (la canopée).


Je trouve une de ces plantes à fourmis du genre Hydnophytum judicieusement tombée de son arbre… C’est l’occasion rêvée de la ramener au bateau pour le dessiner, de l’extérieur, puis en coupe.


Photos : Christophe Thébaud





Ce qu’on n’a pas réussi à voir…


La forêt papoue est difficile, elle ne livre pas facilement ses secrets. Comparée à la mer qui nous régale de ses merveilles à chaque plongée, elle est même avare en récompenses, alors même qu’on transpire et qu’on souffle pour accéder à des endroits perchés et reculés.
Plus d’une fois, nous avons eu ce sentiment de ne pas être récompensés à la hauteur de nos efforts. C’est un milieu fermé et très dense, et beaucoup de choses se passent dans la canopée, loin de nos yeux indiscrets. L’exemple le plus douloureux, c’est cette quête infructueuse pour observer le Paradisier à gorge d’acier, l’un des plus beaux oiseaux de ces forêts, dont le mâle noir arbore un plastron irisé bleu métallique mouvant. Leur parade amoureuse compte parmi les plus étonnantes.

Nous avons entendu le chant du mâle, puissant et reconnaissable entre mille, dès le début du voyage, quasiment tous les jours, nous l’avons traqué pendant des heures, sans succès, et avec l’impression qu’il nous narguait chaque jour davantage…



Les choses qui ne se dessinent pas mais qui restent gravées dans la mémoire


- Nager avec les noctiluques (planctons luminescents qui s’allument à notre contact, quand on s’agite dans l’eau, de nuit)
- Admirer un arbre recouvert de lucioles
- S’immerger dans le chorus matinal des chants d’oiseaux
- Apercevoir les kangourous papous détaler entre les arbres
- ...





29 mai 2017

Carnets de Papouasie #4

Le dessin comme passeport dans les villages papous côtiers et forestiers

Plus d’une fois, notre pirogue nous emmène dans des lieux où peu d’Occidentaux ont mis les pieds avant nous. Même dans les endroits les plus reculés, il y a des traces de vie humaine : chemins papous discrètement marqués pour la chasse, jardins de bananiers et papayers sur les berges des rivières… De minuscules villages papous ne sont jamais très loin. Les habitants nous attendent sur la berge, l’air un peu surpris de nous voir débarquer, mais s’attendant à ce qu’on vienne se présenter. En région papoue en effet, la nature n’est pas à la disposition de tous. En terre papoue, l'espace appartient toujours à quelqu'un, que ce soit sur mer ou sur terre, et pour avoir le droit de jeter l’ancre, de plonger ou même de se promener en forêt, il faut en référer au chef du village et obtenir son accord préalable.




A chaque nouvelle étape, il faut faire connaissance, expliquer pourquoi nous sommes là, demander l'autorisation d’arpenter la forêt, et solliciter leur aide et leur expérience pour trouver les meilleurs sites d’observation des oiseaux.
L’accueil est généralement souriant et volontaire, mais souvent, se poser et réaliser un dessin en guise d’introduction et utiliser le guide des oiseaux de Nouvelle-Guinée pour leur demander ce que l'on trouve dans leurs forêts, aide à détendre l’atmosphère et à se faire accepter.

Dans ces situations, lors des premières minutes, nous nous sentons en complet décalage culturel, un peu comme au temps de Wallace probablement…








Expérimenter la « rainforest »


29 décembre 2016 : 
Nous remontons la rivière Gam en pirogue de bois, pour aller observer le Paradisier petit-émeraude en forêt. Agus est notre guide papou, qui sait exactement où les observer. Nous sommes partis par une belle journée, sans trop se méfier, mais allons apprendre à nos dépens que la « rainforest » ne porte pas ce nom pour rien… car ce sont des trombes d’eau qui s’abattent bientôt sur nous, mettant en danger le matériel photographique des uns et des autres…
Note pour plus tard : En Papouasie, les sacs étanches sont indispensables à la survie de son matériel électronique !
Nous avalons notre pique-nique debout dans la rivière, il est rincé à grande eau par la pluie. Nous traversons à pied la rivière qui monte à vue d’œil, et l’eau remplit les bottes en caoutchouc, et quelques uns manquent de tomber à l’eau. Nous suivons Agus dans la forêt détrempée, dans une montée glissante sur un sol boueux. Lui avance pieds nus ! La végétation luisante redonne tout son mystère à la forêt. Nous parvenons trempés jusqu’aux os dans sa case de chasseur papou, maison en bois sur pilotis avec tout le confort qu’on peut attendre.
L’observation du paradisier petit-émeraude ne sera pas pour aujourd’hui, mais à l’abri de la pluie équatoriale, nous faisons griller des bananes au feu de bois, tentons de sécher, admirons les différentes formes de flèches taillées pour la chasse par Agus… Certaines sont destinées à des cibles humaines… dans l’éventualité de guerres inter villageoises, mais Agus assure n’avoir jamais eu à s’en servir. Sa dernière proie, c’était un kangourou !
Je dessine le portrait d’Agus avec les doigts tellement ramollis d’eau que je ne dois pas effleurer le papier.